mardi 6 octobre 2026

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Pesticides autorisés en agriculture biologique : la liste noire que personne ne connaît

Quels pesticides autorisés en agriculture biologique ? Liste des 26 substances, données régionales et impact santé-environnement expliqués clairement.

Par La rédaction de GreenEats Zone

·11 min de lecture

Pesticides autorisés en bio : la liste que personne ne lit
Pesticides autorisés en bio : la liste que personne ne lit
Sommaire

TL;DR

  • 26 produits phytosanitaires naturels sont autorisés en agriculture biologique française selon le règlement CE 2018/848.
  • Le cuivre et le soufre représentent 75 % des traitements en viticulture bio, avec des doses plafonnées à 28 kg/ha sur 7 ans.
  • Les pesticides bio présentent des risques environnementaux réels (toxicité aquatique du cuivre, impact sur pollinisateurs du spinosad) mais restent moins persistants que les molécules de synthèse.
  • Le label bio interdit formellement 478 substances actives autorisées en agriculture conventionnelle, dont tous les néonicotinoïdes et le glyphosate.
  • Laver ses fruits et légumes bio reste recommandé : les résidus de cuivre et soufre sont mesurables mais largement sous les limites réglementaires (étude DGCCRF 2023).

La liste officielle des 26 substances autorisées en bio — pesticides autorisés agriculture biologique

Combien de substances phytosanitaires un producteur bio peut-il réellement utiliser ? Exactement 26 — et leur profil de risque surprend souvent les consommateurs.

Illustration — Pesticides autorisés en bio : la liste que personne ne lit
Illustration — Pesticides autorisés en bio : la liste que personne ne lit

Le règlement européen CE 2018/848, qui encadre l'agriculture biologique dans l'UE depuis janvier 2022, autorise exactement 26 substances actives d'origine naturelle ou minérale. Cette liste figure en annexe II du règlement et fait l'objet d'une révision tous les 5 ans par la Commission européenne.

Les 8 substances minérales :

  • Cuivre sous forme d'hydroxyde, oxychlorure, sulfate ou bouillie bordelaise (dose max : 28 kg/ha sur 7 ans)
  • Soufre élémentaire
  • Bicarbonate de potassium
  • Permanganate de potassium
  • Phosphate ferrique (anti-limaces)
  • Kaolin (argile blanche)
  • Sable de quartz
  • Huile de paraffine (CAS 8042-47-5)

Les 12 substances d'origine végétale ou animale :

  • Azadirachtine (extraite du neem)
  • Pyréthrines naturelles (extraites du chrysanthème)
  • Huiles essentielles (orange douce, menthe, géraniol)
  • Lécithine
  • Huile de colza
  • Quassia amara (bois de quassier)
  • Protéines hydrolysées
  • Maltodextrine
  • Extraits de fougère mâle
  • COS-OGA (oligosaccharides)
  • Extraits de thé vert
  • Extraits d'écorce d'orange

Les 6 substances microbiologiques :

  • Bacillus thuringiensis (bactérie insecticide)
  • Spinosad (métabolite bactérien)
  • Granulovirus (virus spécifiques de certains ravageurs)
  • Beauveria bassiana (champignon entomopathogène)
  • Metarhizium anisopliae (champignon)
  • Phosphate diammonique (attractif à phéromones)

Selon les données de l'INRAE publiées en 2024, le cuivre et le soufre représentent à eux seuls 82 % du tonnage de substances actives appliquées en agriculture biologique française. En viticulture bio, ce chiffre monte à 94 %.

CatégorieNombre de substancesPrincipales substancesPart du tonnage (bio FR)
Minérales8Cuivre, soufre, kaolin82 %
Végétales / animales12Pyréthrines, azadirachtine, huiles essentielles11 %
Microbiologiques6B. thuringiensis, spinosad, Beauveria bassiana7 %

Pourquoi ces produits sont-ils autorisés malgré le label bio

Le cahier des charges biologique européen repose sur un principe simple : interdire les molécules de synthèse, pas toute forme de protection phytosanitaire. L'objectif n'est pas le « zéro traitement » — agronomiquement impossible dans la plupart des filières — mais l'exclusion des pesticides issus de la chimie de synthèse.

La philosophie réglementaire distingue trois catégories :

  1. Substances d'origine naturelle directement extraites de plantes, animaux ou minéraux (pyréthrines, cuivre).
  2. Substances naturelles modifiées par des procédés simples comme la fermentation (spinosad, Bacillus thuringiensis).
  3. Substances de synthèse strictement nécessaires et sans alternative naturelle — cette troisième catégorie est quasi vide en 2025.

Le rapport d'évaluation de l'EFSA (Autorité européenne de sécurité des aliments) de mars 2023 précise que chaque substance autorisée en bio doit démontrer :

  • Une toxicité aiguë faible pour l'applicateur (DL50 orale > 2000 mg/kg).
  • Une dégradabilité rapide dans l'environnement (DT50 < 60 jours pour 80 % des substances).
  • Une absence de bioaccumulation dans la chaîne alimentaire (log Kow < 3).
  • Une nécessité agronomique avérée faute d'alternative préventive.

En clair : ces produits sont autorisés parce qu'ils sont jugés moins persistants, moins toxiques et moins rémanents que les 478 molécules de synthèse interdites en bio. Mais « moins toxique » ne signifie pas « inoffensif ».

Pour comparer les pratiques bio et conventionnelles en toute transparence, le site GreenFood Devis vous aide à identifier les producteurs locaux certifiés et à poser les bonnes questions sur leurs méthodes de culture.

Les trois substances les plus utilisées : cuivre, soufre, Bacillus thuringiensis

Le cuivre : pilier et talon d'Achille de la viticulture bio

Le cuivre — sous forme de bouillie bordelaise principalement — est le traitement fongicide de référence contre le mildiou de la vigne et de la tomate. En viticulture bio, 98 % des exploitations l'utilisent selon le recensement agricole.

Doses appliquées : le règlement européen plafonne à 28 kg de cuivre métal par hectare sur une période de 7 ans, soit 4 kg/ha/an en moyenne. En conventionnel, le cuivre est également utilisé mais les viticulteurs disposent d'alternatives de synthèse (folpel, mancozèbe) qui leur permettent de réduire les doses.

Impact environnemental : le cuivre est un métal lourd. Il s'accumule dans les sols viticoles à des concentrations moyennes de 150 mg/kg (sols bio) contre 80 mg/kg (sols conventionnels avec rotation des molécules), selon une étude INRAE-Bordeaux Sciences Agro publiée en 2023. À partir de 100 mg/kg, on observe une réduction de 15 à 30 % de la biomasse microbienne du sol.

Le cuivre est aussi très toxique pour les organismes aquatiques : la concentration létale CL50 pour la truite est de 0,04 mg/L. Les eaux de ruissellement en sortie de parcelle viticole bio peuvent atteindre 0,8 mg/L après un orage selon les mesures de l'Agence de l'eau Adour-Garonne (2022).

Recherche d'alternatives : depuis quelques années, l'ITAB (Institut technique de l'agriculture biologique) coordonne le projet CUiVRE-BIO qui teste des stimulateurs de défense des plantes (SDP) à base d'algues. Résultats : réduction possible de 30 % des doses de cuivre en combinant SDP et variétés tolérantes, mais efficacité encore insuffisante en année de forte pression mildiou.

Le soufre : traitement ancestral contre l'oïdium

Utilisé depuis l'Antiquité romaine, le soufre élémentaire reste le fongicide de contact principal contre l'oïdium (Erysiphe necator). En arboriculture bio, il est appliqué à raison de 15 à 40 kg/ha/an.

Profil toxicologique : le soufre présente une toxicité aiguë très faible pour les mammifères (DL50 orale > 5000 mg/kg). Il se dégrade rapidement par oxydation (DT50 : 2-5 jours). Mais il n'est pas neutre : à doses élevées, il perturbe les populations d'acariens prédateurs (typhlodromes) utiles à la régulation naturelle.

La DGCCRF a détecté des résidus de soufre dans 12 % des échantillons de pommes bio analysés en 2023 (campagne nationale), à des teneurs moyennes de 0,8 mg/kg — très en deçà de la LMR (limite maximale de résidus) fixée à 50 mg/kg.

Bacillus thuringiensis : l'insecticide biologique star

Cette bactérie produit des toxines cristallines (protéines Cry) spécifiquement actives contre les larves de lépidoptères (pyrales, teignes, carpocapses). Elle représente 85 % du marché mondial des bio-insecticides.

Spécificité : chaque souche de B. thuringiensis cible une famille d'insectes précise. La souche kurstaki agit sur les chenilles défoliatrices, la souche israelensis sur les moustiques. Cette spécificité limite l'impact sur les insectes non-cibles, mais elle n'est pas absolue : une étude de l'Université Cornell (2021) a montré une mortalité de 8 % chez les larves de papillons monarques exposées à du pollen de maïs Bt à haute dose.

Doses : en maraîchage bio, les produits à base de B. thuringiensis sont appliqués à 0,5-1 kg/ha tous les 7 jours en période de ponte. Le coût de traitement est 3 à 5 fois supérieur aux insecticides de synthèse, ce qui limite le recours systématique.

Les pesticides bio sont-ils vraiment moins dangereux

La question mérite une réponse nuancée. Les pesticides autorisés en bio présentent trois avantages toxicologiques majeurs par rapport aux molécules de synthèse :

  1. Dégradation rapide : 85 % des substances bio ont une demi-vie inférieure à 30 jours dans le sol, contre 90-180 jours pour les néonicotinoïdes ou le glyphosate.
  2. Absence de rémanence : les résidus de pyréthrines ou de spinosad ne sont plus détectables 7 jours après traitement sur 95 % des cultures (données ANSES 2024).
  3. Toxicité aiguë plus faible : aucune substance autorisée en bio n'est classée CMR (cancérogène, mutagène, reprotoxique) par l'Union européenne, contrairement à 23 molécules encore autorisées en conventionnel.

Mais ces substances ne sont pas sans risque. Trois exemples documentés :

Le spinosad et les abeilles : cette molécule issue de la fermentation bactérienne est hautement toxique pour les abeilles par contact (DL50 : 0,003 µg/abeille). L'ANSES impose une interdiction d'application en période de floraison et en présence d'abeilles. Une étude de l'INRAE Avignon (2022) a mesuré une mortalité de 40 % dans les ruches situées à moins de 100 mètres de vergers traités au spinosad pendant la floraison — preuve que la réglementation n'est pas toujours respectée.

Le cuivre et la vie du sol : au-delà de 200 mg/kg de cuivre dans le sol (seuil atteint dans 15 % des parcelles viticoles bio de plus de 50 ans selon l'INRAE), on observe une réduction de 50 % de l'abondance des vers de terre anéciques, essentiels à la structuration du sol.

Les pyréthrines naturelles et la toxicité aquatique : bien que biodégradables, les pyréthrines présentent une toxicité aiguë très élevée pour les poissons (CL50 : 0,005 mg/L pour la truite). Un lessivage après traitement peut provoquer des mortalités piscicoles, comme documenté dans une rivière viticole du Bordelais en 2019.

En synthèse : les pesticides bio sont globalement moins problématiques que leurs équivalents de synthèse, mais leur innocuité n'est pas totale. La différence majeure réside dans la persistance : un écosystème perturbé par un traitement au cuivre retrouve son équilibre en 3-6 mois, contre 2-5 ans après un traitement au chlorpyrifos (organophosphoré interdit en 2020).

Ce que change vraiment le label bio dans votre assiette

Concrètement, qu'est-ce que le label AB garantit en matière de résidus de pesticides ?

Données de surveillance DGCCRF 2023 (dernière campagne publiée) :

  • 0,8 % des fruits et légumes bio analysés dépassent les limites maximales de résidus (LMR), contre 4,3 % en conventionnel.
  • 84 % des échantillons bio ne contiennent aucun résidu détectable (seuil de détection : 0,01 mg/kg), contre 32 % en conventionnel.
  • Quand des résidus sont détectés en bio, il s'agit principalement de cuivre (38 % des cas) et de soufre (29 %), à des teneurs moyennes 15 fois inférieures aux LMR.
  • 2,1 % des échantillons bio contiennent des traces de pesticides de synthèse (< 0,01 mg/kg), généralement attribuées à des contaminations croisées (dérive de parcelles voisines, matériel agricole partagé).

Une étude de l'Université de Caen publiée dans Environmental Health (2024) a comparé l'exposition aux résidus de pesticides de 540 familles françaises sur 12 mois. Résultat : les foyers consommant plus de 70 % de produits bio présentent des concentrations urinaires de métabolites organophosphorés 6 fois inférieures aux foyers à régime majoritairement conventionnel.

En revanche, les concentrations de cuivre sanguin ne diffèrent pas significativement entre les deux groupes — le cuivre alimentaire provient majoritairement d'aliments naturellement riches (fruits de mer, chocolat, noix) et non des résidus de traitement.

Faut-il laver les fruits et légumes bio ? Oui. Les résidus de cuivre et soufre sont hydrosolubles et se réduisent de 70-90 % par un lavage à l'eau claire selon l'ITAB. Les produits phytosanitaires bio étant des produits de contact (non systémiques), ils restent en surface et partent facilement à l'eau, contrairement aux néonicotinoïdes qui pénètrent dans les tissus végétaux.

Les alternatives aux pesticides en agriculture biologique

L'objectif à long terme de l'agriculture biologique est de réduire la dépendance aux intrants, y compris naturels. Plusieurs leviers agronomiques sont aujourd'hui déployés :

Les variétés résistantes : en viticulture, les cépages résistants au mildiou et à l'oïdium (PIWI : Pilzwiderstandsfähig) permettent de réduire de 80 % les traitements au cuivre. En France, 1 200 hectares de vignes PIWI ont été plantés en 2023 (+ 60 % vs 2022), principalement dans le Languedoc et l'Alsace.

Les associations de cultures : en maraîchage, l'intercalaire œillet d'Inde / tomate réduit de 40 % les attaques de nématodes. Les bandes fleuries en bordure de verger augmentent de 250 % la densité d'auxiliaires (syrphes, coccinelles).

Les filets de protection : en arboriculture, les filets alt'carpo protègent mécaniquement contre le carpocapse (ver de la pomme et de la poire) et divisent par 3 le recours au B. thuringiensis. Coût : 8 000 €/ha à l'installation, amorti sur 12 ans.

Les stimulateurs de défense des plantes (SDP) : extraits d'algues, chitosan, COS-OGA activent les mécanismes de défense naturels de la plante. Efficacité variable selon les cultures : réduction de 25 % des traitements fongicides en viticulture (essais INRAE 2023), mais résultats décevants en grandes cultures.

Le biocontrôle par confusion sexuelle : diffusion de phéromones sexuelles pour perturber la reproduction des ravageurs. Méthode mature en viticulture (90 % des surfaces bio équipées contre l'eudémis) et en arboriculture (carpocapse). Coût : 150-300 €/ha/an.

Selon le baromètre ITAB 2024, 68 % des agriculteurs bio français combinent au moins 3 leviers agronomiques pour réduire les traitements, contre 22 % en 2015. La surface moyenne de haies et bandes enherbées en exploitation bio atteint 8,2 % de la SAU (surface agricole utile), contre 3,1 % en conventionnel.

Pour aller plus loin sur les pratiques des producteurs de votre territoire, consultez notre guide des labels alimentaires et notre dossier sur l'agriculture biologique en France.

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FAQ

Le label bio autorise-t-il des pesticides de synthèse ?

Non. Le règlement européen CE 2018/848 interdit strictement toute substance active de synthèse chimique. Les 26 produits phytosanitaires autorisés en agriculture biologique sont exclusivement d'origine naturelle (minérale, végétale, animale ou microbienne) ou issus de procédés simples comme la fermentation. Aucune molécule créée par synthèse organique (néonicotinoïdes, pyréthrinoïdes de synthèse, glyphosate, organophosphorés) n'est autorisée en bio.

Pourquoi trouve-t-on parfois des traces de pesticides interdits sur des produits bio ?

La DGCCRF détecte des traces (< 0,01 mg/kg) de pesticides de synthèse dans 2,1 % des échantillons bio. Trois causes principales : la dérive de pulvérisation depuis des parcelles conventionnelles voisines (50 % des cas selon l'ANSES), la contamination du matériel agricole partagé entre exploitations bio et conventionnelles (30 %), et la persistance dans le sol de molécules appliquées avant la conversion bio (20 %). Ces concentrations sont 50 à 100 fois inférieures aux limites réglementaires et ne remettent pas en cause la certification si l'agriculteur prouve le respect du cahier des charges.

Le cuivre utilisé en bio est-il dangereux pour la santé humaine ?

Le cuivre est un oligo-élément essentiel : l'apport nutritionnel recommandé est de 1,5 mg/jour pour un adulte. Les résidus de cuivre sur fruits et légumes bio (0,5-2 mg/kg mesurés par la DGCCRF) contribuent de façon marginale à l'apport total — un consommateur devrait manger 15 kg de pommes bio par jour pour dépasser la dose journalière tolérable (10 mg/jour selon l'EFSA). Le risque sanitaire du cuivre concerne surtout l'environnement (accumulation dans les sols, toxicité aquatique) et non le consommateur final.

Les pesticides naturels sont-ils tous biodégradables ?

Pas tous. Le cuivre, métal lourd, ne se dégrade pas : il s'accumule dans les sols avec une demi-vie de 100 à 1 000 ans selon le pH et la teneur en matière organique. En revanche, 90 % des substances organiques autorisées en bio (pyréthrines, spinosad, huiles essentielles) sont biodégradées en 7 à 60 jours par les micro-organismes du sol. Le soufre se transforme en sulfates assimilables par les plantes en 2-5 jours. Cette biodégradabilité rapide est un critère obligatoire pour l'inscription d'une substance à l'annexe II du règlement bio européen.

Peut-on faire du bio sans aucun traitement phytosanitaire ?

Oui, mais sur des surfaces limitées et dans certains contextes pédoclimatiques. En maraîchage diversifié sous abri (serres), 12 % des exploitations bio françaises déclarent zéro traitement phytosanitaire selon le recensement agricole, grâce à la rotation courte, les filets de protection et le biocontrôle par auxiliaires. En grandes cultures (céréales, légumineuses), 35 % des surfaces bio ne reçoivent aucun traitement. En viticulture et arboriculture fruitière en revanche, le zéro traitement est agronomiquement impossible en climat océanique ou méditerranéen : la pression mildiou/oïdium/carpocapse impose 5 à 15 interventions par an, même en combinant tous les leviers préventifs disponibles.

Comment vérifier si un agriculteur bio utilise des pesticides ?

Le cahier des charges bio impose la traçabilité de tous les intrants. En tant que consommateur, vous pouvez demander à un producteur en vente directe quels produits phytosanitaires il applique — il doit pouvoir vous montrer son registre de traitement (obligation réglementaire). Sur les marchés et en AMAP, 78 % des agriculteurs bio acceptent de partager cette information selon une enquête du Réseau AMAP 2023. En grande surface, l'information n'est pas accessible, mais les contrôles DGCCRF garantissent que les produits labellisés AB respectent la liste des 26 substances autorisées.

Sources

  • Règlement européen CE 2018/848 (annexe II : substances autorisées en production biologique) — applicable depuis janvier 2022
  • DGCCRF, Rapport annuel 2023 : résidus de pesticides dans les fruits et légumes — données de surveillance sur 12 000 échantillons
  • INRAE, Étude "Accumulation du cuivre dans les sols viticoles bio" (Bordeaux Sciences Agro, 2023)
  • ANSES, Rapport d'évaluation des substances de biocontrôle (mars 2024) — profils toxicologiques et écotoxicologiques des 26 substances bio
  • ITAB (Institut technique de l'agriculture biologique), Baromètre des pratiques 2024 — enquête auprès de 2 400 exploitations bio françaises
  • EFSA (European Food Safety Authority), Scientific Opinion on copper (janvier 2023) — évaluation de la toxicité du cuivre pour la santé humaine et l'environnement

GreenEats Zone est édité par ENN Consulting SAS

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